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trouble_obsessionnel_compulsif" Stimulation cérébrale profonde en psychiatrie : état présent du consensus américain Les indications psychiatriques expérimentales de la stimulation cérébrale profonde (SCP en abrégé) se développant à une allure accélérée, sinon précipitée, il n'est peut-être pas inopportun de scruter l'état du consensus qui se dessine actuellement, entre les chercheurs concernés, sur cette thérapeutique pour le moins hardie.
Réserves sur la stimulation cérébrale profonde dans les troubles obsessionnels compulsifs Comme a pris soin de les en informer, non sans une certaine précipitation, la Haute Autorité de Santé, les praticiens français réalisent peu à peu que la stimulation cérébrale profonde (SCP en abrégé) pourrait devenir dans un proche avenir une thérapeutique reconnue dans les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) sévères (1, 2). Les résultats encourageants, du moins à court terme, obtenus par un premier essai clinique contrôlé contribuent à renforcer cette impression qu'une percée pourrait être en train de s'opérer dans ce domaine (3).
Le TOC : nature ou culture ? Depuis son introduction en tant qu4entité nosographique, le Trouble Obsessionnel Compulsif (TOC) fait l4objet d4un vaste débat : plusieurs symptomatologies seraient réunies sous la même appellation et surtout différents travaux scientifiques issus surtout de l4imagerie fonctionnelle montrent que des bases neurobiologiques distinctes sous-tendent ces différences. Ces différences auraient donc aussi une origine génétique.
Phobie sociale La PS est caractérisée par une anxiété cliniquement significative provoquée par l'exposition à un certain type de situations sociales ou de situations de performance, conduisant souvent à un comportement d'évitement. La PS peut être généralisée (PSG) ou non généralisée (PSNG). La PSNG est celle des sujets qui ont peur d'une situation unique de performance aussi bien que ceux qui ont peur de plusieurs (mais pas toutes) situations sociales.
Troubles bipolaires Parmi 210 patients bipolaires admis consécutivement Schürhoff et coll. (1) ont isolé et comparé deux sous-groupes dont les troubles avaient débuté pour l'un avant 18 ans (groupe précoce ; n = 58) et pour l'autre après 40 ans (groupe tardif ; n = 39) (tableau). Cliniquement, ces deux groupes étaient comparables pour le sex ratio, la proportion de troubles bipolaires de type I, le type du premier épisode, le nombre d'épisodes affectifs (maniaques ou dépressifs) par an, et le nombre de tentatives de suicide.
Le traitement du syndrome de Gilles de la Tourette 1. Jusque dans les années 1980 le syndrome de Gilles de la Tourette (tableau 1) était considéré comme très rare, avec une prévalence de 0.4 - 0.5 pour 1000 sujets. Les études épidémiologiques, plus récentes, ont toutes conclu à des prévalences plus élevées, variant de 0.5 à 7 %. En revanche tous les auteurs s'accordent sur deux points. Le premier est la nette prédominance du trouble chez l'homme (3 à 8 sujets de sexe masculin atteints pour un sujet de sexe féminin). Le second est l'absence d'influence du pays, de la race, de la culture et de la classe sociale sur la fréquence du SGT (1,2).
Antidépresseurs, sérotonine et anxiété 1. En 1964 Donald Klein signalait pour la première fois la possible efficacité d'un antidépresseur (l'imipramine) sur un trouble anxieux, le trouble panique (1). Près de 40 ans plus tard, de nombreuses études cliniques contrôlées ont montré qu'en effet les antidépresseurs sont également doués d'effets anxiolytiques, et qu'à cet égard ils se distinguent clairement des benzodiazépines (BZDs) sur deux points. D'une part leurs effets anxiolytiques ne se manifestent pas immédiatement mais après une administration prolongée et même certains d'entre eux (principalement les inhibiteurs sélectifs de la recapture de sérotonine) peuvent aggraver la symptomatologie anxieuse lors de leurs premières administrations. D'autre part leur spectre d'activité est différent (tableau 1)
Le Physician's Desk Reference nouveau est arrivé. Regard sur la dernière édition du "Vidal américain" La 57e édition du Physician's Desk Reference, le "PDR 2003", ce volumineux dictionnaire des médicaments qu'utilisent nos confrères américains en lieu et place de notre dictionnaire Vidal, est parue[1]. Il vaut la peine d'y jeter un coup d'oeil, façon de comparer nos habitudes de prescription à celles qui ont cours outre-atlantique, façon aussi de déceler quelques écarts instructifs sur les informations délivrées aux cliniciens par les laboratoires. Nous nous limiterons dans cet article aux spécialités qui intéressent avant tout les psychiatres : les psychotropes.
Le cortex cingulaire antérieur à l'interface de l'émotion et de la cognition Les données de la neuroimagerie Depuis que Broca (1878) (1) en avait fait la composante majeure de son "grand lobe limbique", on a longtemps considéré que le cortex cingulaire (CC) n'intervenait que dans les processus émotionnels. De fait certaines observations cliniques appuient ce point de vue. Des lésions tumorales ou vasculaires du CC peuvent induire divers changements affectifs : apathie, placidité, indifférence, ou au contraire hostilité, violence, boulimie, hypersexualité... En outre chez les épileptiques dont les crises naissent dans le CC le comportement intercritique est très souvent de type psychotique, marqué par l'insociabilité et la violence, tandis que les crises sont fréquemment déclenchées par une émotion et suivies d'une exagération du comportement psychotique.
L'éthique au secours de la psychochirurgie ? La psychochirurgie n'a pas bonne presse. Les abus irresponsables entraînés par son réductionnisme ont ruiné sa réputation auprès des psychiatres. Ils n'y croient plus, elle les scandalise ; en évoquer la simple possibilité les fait bondir. Elle avait pourtant permis à E. Moniz de décrocher le seul prix Nobel auquel la psychiatrie ait pu prétendre (1949), et plus d'un aliéniste en son temps l'a défendue, Henri Ey le premier (1). Comment la réhabiliter ? Comment persuader les psychiatres de réexaminer son intérêt dans le traitement des maladies mentales ?
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