|
Resultat(s) pour votre recherche
: "
Lithium" La lithiémie au doigt ? Mesurer la lithiémie des patients à partir d'un micro-prélèvement de sang effectué sur la pulpe d'un doigt, à la manière d'un dextro, c'est ce que nous propose désormais un laboratoire du New Jersey. On perçoit vite les avantages qui pourraient être retirés d'une méthode aussi pratique : lithiémies instantanées (à peine 2 minutes seraient nécessaires), faciles à prélever, répétables, qui évitent le long détour par un laboratoire d'analyses médicales, etc.
Rein et lithium Le lithium est toxique pour la fonction rénale, certes, mais dans quelles proportions ? Une petite étude rétrospective de patients traités au long cours par du lithium nous apporte de nouveaux éléments de réponse. L'évolution des créatininémies de 114 sujets traités pendant 4 à 30 ans a été retracée. Si l'on retient comme seuil de définition de l'insuffisance rénale une créatinine supérieure à 15 mg/l, 21 % des patients ont développé une insuffisance rénale sous lithium.
Etats d'agressivité : le lithium aussi marche bien Contrairement à ce que voudrait nous faire croire la tendance actuelle du marché des psychotropes, les nouveaux neuroleptiques "atypiques" ne sont pas le seul recours possible dans les états agressifs sévères. Le lithium reste lui aussi un bon candidat, même si sa promotion publicitaire est plutôt muette. Une récente étude contrôlée vient à point nous le rappeler. 40 adolescents hospitalisés en raison de manifestations agressives particulièrement difficiles à contrôler ont été randomisés entre un traitement par du lithium et un placebo.
Mécanismes d'action du lithium 1. Introduction La découverte quasi fortuite, en 1949, de l'activité psychotrope des sels de lithium par J. Cade (1) est une des "révolutions" de la psychopharmacologie. Faut-il rappeler qu'on leur a successivement découvert, essentiellement sous l'impulsion de l'école psychiatrique danoise de M. Schou (2), un effet thérapeutique antimaniaque, un effet prophylactique envers les troubles bipolaires et unipolaires, et enfin un effet potentialisateur sur les traitements antidépresseurs ?
Lithium et grossesse Quid du lithium en cas de grossesse ? Quels sont les risques encourus ? Comment trancher entre la possibilité d'une malformation foetale et celle d'une rechute thymique ? Entre ce qui pèse sur l'enfant et ce qui menace la mère ? Si le dilemme est connu de longue date, l'évaluation précise des risques reste encore insuffisante pour répondre en bonne connaissance de cause. On semble être revenu, ces dernières années, des risques tératogènes du lithium.
Dépressions vasculaires 1. Introduction Diverses données plaident pour l'existence de "dépressions vasculaires", tout comme il existe des démences vasculaires, c'est-à-dire des dépressions secondaires à des lésions cérébrales ischémiques, circonscrites ou non (maladie cérébrovasculaire ou MCV). Inversement des troubles dépressifs pourraient favoriser le développement d'une MCV.
Lithium et thyroïde Lors d'une lithiothérapie au long cours, la prévalence de l'hypothyroïdie clinique (définie par l'association TSH > 3,3 mU/l et thyroxine < 70 mmole/l) atteint 10,4 % dans une cohorte de 718 patients prenant régulièrement leur lithium. Les femmes sont, comme on s'y attend, nettement plus exposées : 14 %, contre 4,5 % pour les hommes, particulièrement durant les deux premières années de leur traitement et surtout lorsqu'elles le commencent entre 40 et 60 ans.
Lithium et hypothyroïdie Les possibles effets anti-thyroïdiens du lithium ont été signalés il y a plus de 30 ans par Schou lui-même, mais la fréquence, les facteurs de risque, voire l'existence même d'une hypothyroïdie induite par le lithium restent discutés. L'étude rétrospective d'une équipe britannique apporte des données intéressantes. Elle concerne 695 patients recrutés à l'occasion d'un dosage de lithiémie : 72 d'entre eux (10.4 %) avaient développé une hypothyroïdie depuis le début de leur traitement.
Le lithium réduit-il les risques suicidaires ? C'est bien ce qu'il ressort d'une vaste étude ayant comparé la mortalité suicidaire de patients bipolaires à trois périodes distinctes de leur évolution : dans les années qui ont précédé la mise sous lithium, pendant leur lithiothérapie, puis dans les années qui ont suivi son interruption. Le taux de tentatives de suicides se trouve divisé par 6,4 durant la lithiothérapie, pour remonter à 7,5 une fois celle-ci arrêtée. Ces chiffres parlent d'eux-mêmes, et vont certainement conforter ceux qui attribuent au lithium une activité anti-impulsive à part entière, en rapport avec un mécanisme sérotoninergique central.
L'efficacité à long terme du lithium La controverse quant à l'efficacité du lithium dans la prévention au long cours des troubles de l'humeur récurrents n'a jamais cessé depuis son introduction (voir numéro précédent, page 43), et l'on accueille avec satisfaction des articles tels que celui de Maj et coll., qui permettent de préciser certains points. Il s'agit d'un suivi prospectif d'une population de 402 patients présentant des troubles bipolaires de type I, dont 359 ont pu être réexaminés cinq ans après la mise en route d'une lithiothérapie (pour les autres patients, 10 sont morts entre-temps et 33 n'ont pu être retrouvés ou ont refusé d'être interrogés, sans que l'on mette en évidence de différence entre ces "perdus de vue" et le groupe finalement étudié).
Lithium L'historique de l'usage médical du lithium illustre le rôle souvent décisif de l'environnement sur le sort d'un médicament. Le lithium a été "découvert" en 1818, à une époque où les médecins se battent pour obtenir un statut et la reconnaissance de leur art en s'appuyant sur l'efficacité présumée des remèdes disponibles, et en développant des théories physiopathogéniques. Ainsi lorsque l'acide urique a été reconnu comme le responsable de la goutte, on l'a mis en cause dans de nombreuses pathologies regroupées sous le terme de "diathèse urique", et parmi lesquelles se trouvaient les troubles de l'humeur.
|