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Démences" Dépression gériatrique de début tardif, troubles cognitifs et évolution démentielle La dépression gériatrique (DG) est hétérogène. Certains patients ont eu des épisodes dépressifs récurrents depuis leur jeune âge (DG de début précoce, DGDP) et chez d'autres le premier épisode dépressif est survenu tardivement, à la soixantaine ou plus (DG de début tardif, DGDT). Globalement les patients DGDT se distinguent par les caractéristiques suivantes (1) i) moins d'antécédents familiaux de troubles de l'humeur ii) plus de troubles neurologiques et/ou somatiques chroniques, et plus de traitements médicamenteux dont la prise ou l'arrêt peuvent perturber l'humeur (tableau 1) iii) une apathie ou au contraire une agitation ainsi qu'une hypocondrie plus fréquentes iv) moins de sentiments de culpabilité et d'idéations suicidaires ...
Stimulation cognitive des états démentiels Autant les essais d'anticholinestérases abondent dans la littérature sur la prévention du déclin cognitif de la maladie d'Alzheimer, autant ceux qui s'attachent à évaluer l'utilité des exercices cognitifs dans cette indication font défaut. Faut-il vraiment se demander pourquoi ? Signalons plutôt les résultats d'un premier essai comparatif de stimulation cognitive, avec randomisation à partir d'un échantillon de 115 sujets souffrants d'une démence, qui viennent d'être publiés. Ils devraient contribuer à encourager cette autre piste thérapeutique de la maladie d'Alzheimer.
L'agitation domptée par la mélisse ? La mélisse, Melissa officinalis, populairement appelée "citronnelle", fait partie de l¿arsenal phytothérapique traditionnel. Les herboristes lui attribuent des propriétés tour à tour qualifiées de "calmantes", "relaxantes", "apaisantes". Et si ce "vieil empirisme" contenait un grain de vérité ? Par vérité, entendons vérité "démontrable" : de celles qui soutiennent sans faillir le jugement implacable de l'"essai thérapeutique contrôlé".
Démence fronto-temporale - Un diagnostic à savoir évoquer 1.1. Le terme de démence fronto-temporale (DFT) décrit un syndrome clinique associé à une dégénérescence des lobes frontaux et temporaux ainsi que du striatum. Ce syndrome correspond à différentes entités histopathologiques. La plus connue, qui ne représente en fait que 25 % des cas, est la maladie de Pick, maintenant définie par la présence de "corps de Pick" (inclusions intraneuronales argyrophiles contenant notamment des protéines des neurofilaments), de cellules ballonnées (ou neurones gonflés) et d'une gliose sévère.
La démence avec corps de Lewy 1. Introduction 1.1. Pendant longtemps la maladie d'Alzheimer a été considérée comme l'étiologie quasi exclusive des démences d'origine dégénérative du sujet âgé. Les recherches menées durant ces 15 dernières années ont permis d'identifier et de caractériser d'autres pathologies dégénératives responsables de démence dont la plus fréquente est sans doute la démence avec corps de Lewy (DCL).
Les symptômes psychiatriques au cours de la démence avec corps de Lewy Les corps de Lewy, des inclusions éosinophiliques présentes dans les corps cellulaires neuronaux, ont d'abord été observés dans les neurones mésencéphaliques de patients atteints de la maladie de Parkinson. On sait maintenant qu'ils peuvent être présents dans les neurones du cortex aussi bien chez des malades parkinsoniens (déments ou non) que chez des malades déments présentant des symptômes parkinsoniens.
Agressivité et dépression au cours des états démentiels L'analyse statistique de l'évaluation clinique systématique de 541 patients atteints de démence (critères du DSM IV) montre que lorsque de tels patients manifestent des conduites agressives, celles-ci s'avèrent étroitement associées à l'existence d'un état dépressif latent, ainsi qu'au degré de handicap ressenti par le sujet dans sa vie courante. Lorsque la variable dépression est elle-même contrôlée, on ne retrouve plus d'association entre agressions physiques et hallucinations ou délires.
Carbamazépine et agitation démentielle L'agitation et l'agressivité du malade dément sont difficiles à traiter. Les neuroleptiques sont très souvent mal tolérés (confusion, hypotension orthostatique, etc...), quand ils ne viennent pas aggraver le tableau démentiel comme au cours des démences à corps de Lewy. Quant aux benzodiazépines elles font courir un risque non négligeable de majoration des troubles de la mémoire et de confusion. Idéalement, il faut traiter le facteur déclenchant de l'agitation du dément. Mais si on peut souvent en identifier la cause, il faut du temps pour y apporter un remède.
Maladie d'Alzheimer : les antipsychotiques diminuent l'espérance de vie La population vieillit, la fréquence des démences augmente : c'est la rançon apparemment de notre enviable longévité. Avec tout un ensemble de complications psychiatriques à la clé : agitation, agress-ivité, délires et hallucinations sont le lot commun de la maladie d'Alzheimer. La plupart de ces troubles se voient aujourd'hui traités par les antipsychotiques. "A petites doses", est-il bien spécifié dans les manuels de gériatrie, afin de ménager la susceptibilité du dément vis-à-vis de leurs effets secondaires. Reste pourtant un dilemme, que l'on préfère en général esquiver : l'analyse des essais cliniques, les méta-analyses montrent que le recours aux antipsychotiques se paie d'un surcroît de mortalité sur ce terrain.
La dégénérescence lobaire frontotemporale, sa clinique et sa neuropathologie A. Introduction La dégénérescence lobaire frontotemporale (DLFT) conduit à une démence frontotemporale (DFT), parfois associée à un parkinsonisme ou à une maladie des neurones moteurs (DFT-MNM). La DFT est la deuxième cause de démences débutant avant 65 ans (10 - 20 % des cas) et elle est souvent héréditaire (20 - 40 % des cas) (1). A ce jour on a identifié des mutations de cinq gènes associées à une DLFT.
La sclérose hippocampique des sujets âgés A. Introduction La sclérose hippocampique (SH) se caractérise par une perte neuronale et une gliose importantes dans le secteur 1 de la corne d'Ammon (CA1), qui peuvent s'étendre dans le secteur 4 de cette dernière (CA4), le gyrus dentelé et le subiculum. On l'a observée d'abord chez des patients jeunes atteints d'une épilepsie temporale, mais on ne sait pas si elle est la cause ou la conséquence de celle-ci.
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