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Céphalées / migraines" La nouvelle classification des céphalées Après 16 ans d'existence, la première classification des céphalées (International Classification of Headache Disorders, ou ICHD) vient d'être révisée pour tenir compte des données récentes physiopathologiques et cliniques, dont notamment l'identification de différents types de céphalées vasculaires (1,2). Ainsi les principales modifications sont i) une restructuration des critères diagnostiques de la migraine ii) une nouvelle classification des céphalées de tension iii) l'apparition de céphalées trigémino-végétatives et d'autres nouvelles céphalées primaires ou secondaires, auparavant non classées ; ainsi voit-on enfin admises les céphalées secondaires associées à un trouble psychiatrique (tableau 1).
Physiopathologie de la migraine Durant les années 1960-1980, la migraine était attribuée à une dysrégulation vasculaire selon un schéma très simple : l'aura résulte d'une ischémie cérébrale transitoire, induite par une vasoconstriction artérielle, et la céphalée témoigne d'une vasodilatation "rebond" qui active les nocicepteurs périvasculaires (1). Puis les premières études en neuroimagerie fonctionnelle ont suggéré que la migraine résulte en fait d'un dysfonctionnement des neurones corticaux et que les évènements vasculaires ne sont que des phénomènes secondaires (2). Aucune de ces deux théories ne permettait d'expliquer toute la clinique migraineuse et les travaux menés pendant les deux dernières décades ont montré qu'en fait les crises migraineuses relèvent à la fois d'évènements neuronaux, responsables de l'induction de la crise et pouvant se traduire par une aura, et de l'activation/sensibilisation du système trigémino-vasculaire (STV), responsable de la céphalée.
Céphalées et système trigémino-vasculaire 1. Introduction 1.1. Le champ des céphalées est longtemps resté assez nébuleux ; seules quelques entités étaient bien individualisées (la crise migraineuse, l'algie vasculaire de la face, la névralgie du trijumeau¿) tandis que les "céphalées psychogènes" constituaient un vaste fourre-tout pour nombre de céphalées encore mal caractérisées.
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