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La "belle indifférence" ne fait pas la différence

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Mot(s) clé(s) : BELLE INDIFFERENCE , CONVERSION HYSTERIQUE , FREUD , HYSTÉRIE , PSYCHOPATHOLOGIE

Complications psychiatriques de l'interféron
Les complications dépressives, en particulier suicidaires, des traitements par interféron sont maintenant bien connues, au point de donner lieu à un dépistage systématique avant et en cours de traitement. Sont-elles les seules à être observées ? Une équipe bordelaise s'est attachée à décrire toutes les complications psychiatriques susceptibles d'apparaître sous interféron α, dans un échantillon de 93 patients traités pour une hépatite chronique de type C (1). Trois évaluations cliniques étaient pratiquées : avant traitement, à quatre semaines puis à douze.
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Mot(s) clé(s) : COMPLICATIONS PSYCHIATRIQUES , EFFETS SECONDAIRES , INTERFÉRON

Etat-limite : les représentations évoluent
L'état-limite n'a pas bonne presse. Les patients auxquels est attribué un tel diagnostic passent pour plus difficiles à soigner que les autres. Leur prise en charge psychothérapique donne lieu à des complications, ils commettent des passages à l'acte imprévisibles, des tentatives de suicide inquiétantes, etc. L'évolution est chronique, le pronostic réputé sévère. Le tableau est plutôt sombre, mais il pourrait changer, comme s'emploie à le montrer un éditorial stimulant du British Journal of Psychiatry (1). Deux études de suivi prospectif - c'est ce qui en fait tout leur intérêt - constatent que la majorité des patients "limites" présentent en fait une atténuation significative de leurs symptômes plus tôt qu'il n'est coutumier de le décrire (2,3). Au bout de 6 ans d'évolution, 3 patients sur 4 ayant reçu un diagnostic d'état-limite suffisamment grave pour avoir imposé une hospitalisation, remplissent des critères standardisés de rémission.
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Mot(s) clé(s) : ÉTAT LIMITE , PRONOSTIC , REPRÉSENTATIONS , TRAITEMENT

Un billet d'humeur
La littérature psychiatrique, qu'elle soit "fondamentale" ou "clinique", devient de plus en plus pauvre, pour ne pas dire stérile. Les articles "cliniques" rendent compte presque exclusivement d'études de neuroimagerie fonctionnelle et d'essais thérapeutiques. La neuroimagerie fonctionnelle (dont nous aimerions bénéficier en France) a certes permis d'identifier avec plus ou moins de constance des régions cérébrales dont le dysfonctionnement est lié aux symptômes cliniques.
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Mot(s) clé(s) : ESSAIS THÉRAPEUTIQUES , PSYCHIATRIE , PUBLICATION , RECHERCHE

Influence du comportement maternel sur la descendance : une interaction gène/environnement typique
On admet aisément que la façon dont une mère élève sa progéniture a de profonds retentissements sur le comportement de celle-ci, notamment à l'âge adulte. Par exemple, chez le rat, le comportement maternel a un impact considérable sur les réactions de défense et la réponse au stress de la descendance (pour revue : 1). Il existe en effet deux types de comportement maternel extrêmes chez la rate lors de la première semaine de lactation : un comportement maternel (CM) parti-culièrement élevé, caractérisé par des léchages/toilettages fréquents des petits et une attitude protectrice vis-à-vis de la portée consistant pour la mère à faire ostensiblement le "dos rond" tout en dépliant ses pattes postérieures (arched-back nursing) ; un comportement maternel faible, caractérisé par peu de léchages/toilettages et une attitude de arched-back nursing peu marquée.
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Mot(s) clé(s) : ANXIÉTÉ , COMPORTEMENT MATERNEL , PHYSIOPATHOLOGIE

Peur d'une dysmorphie corporelle. Une nouvelle indication pour les ISRSs ?
La peur d'une dysmorphie corporelle autrement dit la dysmorphophobie, caractérisée par la préoccupation obsédante d'un défaut corporel (totalement imaginaire ou bien réel, mais alors léger, sans commune mesure avec la préoccupation), est par définition source d'une souffrance importante (voir par exemple DSM-IV), et elle peut atteindre une intensité délirante. Les patients dysmorphophobiques quêtent inlassablement des traitements esthétiques (cosmétologiques, dermatologiques, dentaires, chirurgicaux) pour corriger leurs défauts imaginaires, traitements toujours insatisfaisants et susceptibles de renforcer les préoccupations, quand ils n'en créent pas de nouvelles¿
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Mot(s) clé(s) : DYSMORPHOPHOBIE , ISRS

Narcolepsie et Hypocrétines / Orexines
La narcolepsie, identifiée presque simultanément par C. Westphal et par J. Gélineau à la fin du 19ème siècle, est la plus fréquente des hypersomnies, avec une prévalence estimée dans la fourchette de 0.02 - 0.065 p 100 (1). Il s'agit d'une maladie très handicapante, perturbant sévèrement les activités socioprofessionnelles, qu'il faut savoir reconnaître et traiter. Sa physiopathologie est restée longtemps mal comprise jusqu'à deux avancées récentes. D'une part on connaît mieux le circuit régulant le cycle veille-sommeil et son mode de fonctionnement.
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Mot(s) clé(s) : HYPOCRÉTINES , NARCOLEPSIE

Mélatonine et dyskinésies tardives
De 3 à 5 % des patients traités au long cours par des neuroleptiques typiques développent des dyskinésies tardives (DKTs) au bout de 5 ans, et ce pourcentage peut atteindre 70 % au bout de 20-25 ans... Le risque est certainement moindre avec les neuroleptiques atypiques, mais les DKTs restent une des complications majeures des traitements neuroleptiques. Certes elles disparaissent habituellement lorsqu'on arrête ces traitements, mais lorsque ceci est impossible que faire ?
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Mot(s) clé(s) : DYSKINÉSIE TARDIVE , MÉLATONINE

Récepteurs 5-HT1B et impulsivité
L'impulsivité et l'agressivité sont des dimensions comportementales communes à de nombreuses catégories diagnostiques, parmi lesquelles on peut citer les troubles de la personnalité (personnalités limites, personnalités antisociales), le jeu pathologique, la boulimie, les comportements suicidaires et les troubles obsessionnels compulsifs. Les études comportementales chez l'animal et les études de corrélation, réalisées chez l'homme mettent clairement en évidence l'existence d'un dysfonctionnement des systèmes sérotoninergiques (5-HT) centraux chez les animaux ou les individus présentant des comportements impulsifs et/ou agressifs.
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Mot(s) clé(s) : AGRESSIVITÉ , KNOCKOUT , RÉCEPTEURS 5-HT1B

Sevrage en benzodiazépines
On a étudié les effets facilitateurs de l'imipramine (180 mg/jour) et de la buspirone (38 mg/jour) sur le sevrage en benzodiazépines. Les patients (n = 107 dont 45 % de femmes), âgés en moyenne de 48 ans, présentaient une anxiété généralisée (critères diagnostiques du DSM-IIIR), et recevaient une benzodiazépine depuis en moyenne 8 ans et demi (diazépam, lorazépam, ou alprazolam).
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Mot(s) clé(s) : BENZODIAZÉPINES

Allo, maman, bobo
On sait bien que la négligence et/ou la maltraitance parentales sont causes de troubles du développement cognitif chez l'animal comme chez l'homme. Mais il reste une question : ceci implique- t-il que les soins parentaux "normaux" influencent le développement cognitif des enfants. Une étude menée chez le rat aporte une réponse positive à cette question. Les auteurs ont observé le comportement des "jeunes mères" dans les dix jours suivants l'accouchement et ils ont pu ainsi isoler deux groupes de mères : celles passant le plus et celles passant le moins de temps à s'occuper de leurs nourrissons (toilettage et allaitement).
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Mot(s) clé(s) : COMPORTEMENT MATERNEL

Propriétés neurotrophiques et potentialités thérapeutiques des ligands des immunophyllines
Le premier congrès portant sur les immunophyllines et les propriétés neurotrophiques de leurs ligands, qui a eu lieu en juillet 1999 à Francfort, nous donne l'occasion de présenter cette famille de molécules relativement nouvelles et de mieux comprendre l'engouement des industriels pour ces composés d'un grand intérêt thérapeutique (1). 1. Les immunophyllines (voir pour revue détaillée, 2 et 3) sont des protéines capables de se lier aux agents immunosuppresseurs que sont la cyclosporine A (CsA), le FK506 (ou tacrolimus) et la rapamycine (ou sirolimus).
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Mot(s) clé(s) : IMMUNOPHYLLINES

Récepteur GABA-A et benzodiazépines : du nouveau !
Il est maintenant clairement établi que les effets anxiolytiques, sédatifs, myorelaxants, anti-convulsivants et cognitifs des benzodiazépines résultent de leur interaction (effet modulateur positif) avec le récepteur de type GABAA. Ces récepteurs-canaux sont, tout comme les récepteurs cholinergiques nicotiniques, des pentamères dans lesquels les sous-unités sont assemblées autour d'un canal ionique (pore) central ; 16 sous-unités différentes -
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Mot(s) clé(s) : BENZODIAZÉPINES , RÉCEPTEURS GABAA

L'onde P3 au cours de la schizophrénie
1. L'onde P3 (ou P300) fait partie des potentiels évoqués corticaux dits "endogènes" qui sont observés au cours de protocoles d'écoute dichotique se déroulant de la façon suivante. Grâce à un casque Hi-Fi on délivre dans les deux oreilles du sujet des séries de deux sons différents qui sont habituellement des sons purs de fréquences différentes (graves/aigus). Ces deux sons surviennent de façon aléatoire et avec une probabilité différente.
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Mot(s) clé(s) : ONDE P3 , SCHIZOPHRÉNIE

Récepteurs GABA-B
On vient de cloner et de localiser chez l'homme le gène codant pour les récepteurs GABAergiques de type B (1), ce qui ouvre diverses perspectives. D'une part le gène du récepteur GABA-B est situé au niveau d'une région du chromosome 6 que les études génétiques ont mis en cause dans des troubles aussi variés que la schizophrénie, la dyslexie ou l'épilepsie myoclonique juvénile. On va donc pouvoir rechercher les variations géniques qui prédisposent à ces troubles.
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Mot(s) clé(s) : RÉCEPTEURS GABAB

Antidépresseurs et sommeil
La néfadozone est un nouvel antidépresseur dont le profil pharmacologique est assez original puisqu'il se comporte essentiellement en antagoniste des récepteurs sérotoninergiques 5HT2, avec des effets inhibiteurs sur la recapture de sérotonine et de noradrénaline beaucoup plus faibles. Des études en ouvert avaient laissé penser qu'une autre singularité de la néfadozone concerne ses effets sur le sommeil.
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Mot(s) clé(s) : ANTIDÉPRESSEURS , SOMMEIL

Quid du traitement des dyskinésies tardives par la vitamine E ?
L'étiologie des dyskinésies tardives (DT) sous neuroleptiques n'est pas clairement établie, mais un processus de peroxydation des membranes lipidiques - autrement dit, une altération de la structure, de la fonction et de la fluidité des membranes se soldant par une toxicité cellulaire marquée - qui résulte de la production de radicaux libres en grande quantité, pourrait être impliqué dans cette pathologie. Les arguments en faveur de cette hypothèse neurotoxique sont :
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Mot(s) clé(s) : DYSKINÉSIE TARDIVE , TRAITEMENT , VITAMINE E

Comorbidité : fact ou artéfact ?
Dans un éditorial récent du British Journal of Psychiatry, Mario Maj s'interroge sur l'inflation que connaît actuellement le recours au terme de "comorbidité" en psychiatrie (1). Le vocable est récent. Il n'est pas encore entré dans les dictionnaires, que ce soient les dictionnaires généraux de la Langue anglaise ou de la Langue française, ou les dictionnaires spécialisés de médecine (2). Il fut introduit par Feinstein à l'origine, afin de désigner toute affection nouvelle qui se fait jour chez un sujet atteint d'une maladie chronique (3).
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Mot(s) clé(s) : COMORBIDITE , ANXIETE , DEPRESSIONS , NOSOGRAPHIE

Apport de l'imagerie en découverte et développement (1ère partie)
1. Introduction Les différentes techniques d'imagerie médicale non invasives disponibles à l'heure actuelle ont largement fait (et font encore quotidiennement) la preuve de leur intérêt dans des domaines d'application très divers, tant du point de vue thérapeutique et diagnostique - imagerie anatomo-fonctionnelle de troubles psychiatriques, de maladies neuro-dégénératives, de processus cancéreux entre autres ; suivi longitudinal de ces maladies, de l'effet d'un traitement - qu'en recherche fondamentale proprement dite - imagerie in vivo de nombreux processus biologiques ; régions cérébrales sollicitées au cours de tâches sensorielles ou cognitives ; développement d'une imagerie fonctionnelle génique, etc.
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Mot(s) clé(s) : IMAGERIE CEREBRALE , DEVELOPPEMENT DE MOLECULES , TEP , MICRO-TEP

Psychothérapies : Le problème des "facteurs communs"
Il existe quelque chose de très thérapeutique dans la relation médecin-patient, mais en mesurons-nous toute l'importance ? En connaissons-nous seulement bien les raisons, savons-nous en tirer toutes les conséquences ? Le débat sur l'efficacité des psychothérapies tend à reléguer la relation médicale au rang de "facteur commun". Elle ne serait qu'un élément parmi d'autres du dispositif psychothérapique quel qu'il soit, en ce sens dépourvu de spécificité technique et d'un intérêt secondaire. Quels sont les ingrédients de ce "facteur commun" particulier ? Quel rôle faut-il lui allouer dans le succès d'une psychothérapie ? On escamote volontiers des questions aussi générales.
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Mot(s) clé(s) : psychothérapie , évaluation , facteurs communs , alliance thérapeutique

Apport de l'imagerie en découverte et développement (2ème partie)
1. L'IRM (pour revues : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7) L'imagerie (et la spectroscopie) par résonance magnétique nucléaire (IRM) est basée sur la mesure du magnétisme nucléaire des substances composant les tissus biologiques. Cette technique d'exploitation est issue d'un phénomène physique connu depuis 1946, que l'on appelle la résonance magnétique nucléaire (RMN) et qui fut d'abord employé dans les domaines de la chimie et de la biochimie, grâce à la spectroscopie. L'ensemble des techniques d'IRM - IRM dite "structurale" et IRM induite par une activation cérébrale (ou IRM fonctionnelle), IRM de diffusion, IRM de perfusion - couramment utilisées comme outil diagnostique en clinique seront abordées ici essentiellement dans le cadre très prospectif de la Recherche (clinique ou fondamentale) et de la Recherche & Développement (R & D) du médicament.
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Mot(s) clé(s) : imagerie cérébrale , développement de molécules , IRM , IRM fonctionnelle

Un DSM-V dystocique
Le DSM-V est programmé pour 2012. S'il n'avait fallu que 7 ans de travail en moyenne pour la mise au point des précédentes éditions du célèbre manuel, celle actuellement en cours aura été beaucoup plus laborieuse à accoucher, ayant exigé plus de vingt ans de discussions et d'efforts. Un commentaire paru dans le dernier numéro de l'American Journal of Psychiatry lève un voile sur les difficultés auxquelles font face les auteurs en charge du projet (1).
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Mot(s) clé(s) : classification , nosographie , DSM , DSM-V

Attrait pour les jeux vidéo violents :
1. Effet de la violence dans les jeux vidéo : un débat nécessaire, mais trop passionné On sait que l'origine des comportements violents chez les enfants et adolescents est polyfactorielle (1) et va dépendre de nombreux paramètres environnementaux familiaux reconnus pour leur implication (antécédents de maltraitance, abus sexuels, alcoolisme ou criminalité chez les parents). Mais d¿autres facteurs individuels semblent avoir une influence plus directe sur l¿apparition de ces comportements violents, tels que les traits de personnalité (hostilité) ou des troubles psychiatriques de l¿enfance, mais aussi l'exposition aux médias violents.
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Mot(s) clé(s) : jeu vidéo , violence , testostérone , compétition