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TOC" Thésauriser, c'est plus grave Les obsessions et compulsions qui font la névrose obsessionnelle ne sont pas interchangeables, d'un patient à l'autre. Certains sont obsédés par des questions de rangement, de symétrie méticuleuse, d'autres par des doutes et les rituels de vérification qui les accompagnent, d'aucuns sont en proie à des phobies d'impulsions, d'autres encore se livrent à des décomptes interminables, selon des procédures extrêmement complexes, beaucoup passent des heures et des heures à se laver et se décontaminer, etc.
La neurochirurgie des TOC "évaluée" par la Haute Autorité de santé Au dernier trimestre de l'année 2006, les psychiatres français ont eu le privilège de recevoir de la Haute Autorité de santé (HAS) un petit fascicule de sa série Évaluation des technologies de santé, qui était consacré à "La prise en charge et la place de la neurochirurgie fonctionnelle dans les troubles obsessionnels-compulsifs (TOC) résistants" (1). Bien que le document paraisse plutôt succinct - pas plus de trois pages de texte en tout -, il affiche l'ambition de réaliser "une analyse critique de la littérature" à partir d' "une recherche multibase en langue française et anglaise effectuée sur la période 1984-2004 [...qui] a porté sur les études de bonne qualité méthodologique publiées sur la prise en charge des patients souffrant de TOC et sur les traitements neurochirurgicaux utilisés dans le cadre de pathologies psychiatriques ou de pathologie impliquant le contrôle du mouvement"(a).
Psilocybine et TOC A l'heure où certains s'apprêtent à opérer les "troubles obsessionnels-compulsifs (TOC) résistants dont le pronostic est considéré comme mauvais en l'absence d'intervention", il devient urgent de chercher si d'autres pistes thérapeutiques, moins radicales, seraient susceptibles d'éviter à ces patients de se voir enfermés dans une impasse neurochirurgicale (1). Une publication récente retient l'attention à cet égard (2). Ses auteurs sont partis du constat que les psychotropes les plus actifs dans les TOC sont toujours des agents sérotoninergiques, tandis que les antagonistes de la sérotonine se montrent nettement aggravateurs.
TOC et stimulation cérébrale profonde : premiers résultats Après l'examen des hypothèses, celui des preuves. Il a été exprimé dans cette revue suffisamment de réticences sur ce qui justifierait le recours à des techniques neurochirurgicales dans le traitement des troubles psychiatriques (1,2) pour ne pas se faire scrupule de rendre compte aussi objectivement que possible, des résultats de la première expérimentation française contrôlée de stimulation cérébrale profonde dans les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) (3).
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