|
Resultat(s) pour votre recherche
: "
COMPTES-RENDUS DE CONGRES" Compte-rendu de congrès : "8th World Congress of Biological Psychiatry" Le Congrès Mondial de Psychiatrie Biologique permet (entre autres) d'évaluer, tous les quatre ans, les hypothèses en cours et les nouvelles données concernant les sous-bassements neurobiologiques de la plupart des troubles psychiatriques, ainsi que les (nouvelles) directions thérapeutiques - s'il en est - éventuellement prises par les groupes pharmaceutiques dans le traitement de ces pathologies. Dans cette perspective, de nombreuses sessions, symposiums et débats étaient dévolus à la schizophrénie, à son éthiopathogénie et à son traitement ; nous évoquerons ici un symposium consacré aux modèles animaux de schizophrénie et un autre portant sur les nouveaux mécanismes d'action et les stratégies de développement des antipsychotiques.
36th Annual Meeting - Society for Neuroscience (14-18 octobre 2006 - Atlanta - Etats-Unis) Parmi les très nombreuses thématiques abordées au 36e congrès de la Société Américaine des Neurosciences, nous avons choisi de rapporter essentiellement les communications affichées ayant trait aux liens entre la physiopathologie de la dépression, le système sérotoninergique (5-HT) et le brain-derived neurotrophic factor (BDNF). Depuis la mise en évidence, tout du moins chez le rongeur, d'une augmentation de l'expression du BDNF et de la neurogenèse dans l'hippocampe à l'issue d'un traitement antidépresseur, les études dévolues au rôle putatif joué par ce facteur neurotrophique dans le mode d'action des antidépresseurs et dans la dépression en général ont été légion - nous en avons parlé à de nombreuses reprises dans Neuropsychiatrie Tendances et Débats -, mais force est de constater que cette hypothèse d'une altération de la neurotrophicité/neuroplasticité dans la dépression et de sa modulation par les traitements antidépresseurs est loin d'être clairement établie (cf. infra).
Compte-rendu de congrès : "Les ganglions de la base : de la structure à la fonction" (Paris - Collège de France - 4 juin 2004) La journée "Les ganglions de la base : de la structure à la fonction" organisée au Collège de France le 4 juin dernier, sous l'égide du Professeur J. Glowinski, par J. Caboche, J.A. Girault, M.L. Kemel et P. Vernier en l'honneur du Professeur Marie-Jo Besson, comportait plusieurs exposés pouvant enrichir une réflexion psychiatrique. Nous en rapportons ici quelques-uns concernant le rôle des neurones dopaminergiques (et non-dopaminergiques) ascendants et leur régulation par le système sérotoninergique.
157 ème congrès de l'American Psychiatric Association : le psychisme dissout dans les psychotropes Le 157 ème congrès de l'American Psychiatric Association (APA) s'est tenu cette année à New York, au début du mois de mai. A elle seule, sa devise composait tout un programme : dissolving the mind-brain barrier. "Faisons tomber la barrière entre psychisme et cerveau", s'est efforcée de nous convaincre la présidente en titre de l'APA, Marcia Kraft Goin, dans une allocution d'ouverture qui irradiait d'optimisme. Le psychisme agit sur le fonctionnement cérébral, de même que les traitements psychotropes agissent sur le psychisme, devait-elle en substance argumenter. Dans ces conditions, le défi de la psychiatrie ne peut être qu'obvie : il nous faut intégrer la psychothérapie aux psychotropes. Message simple, soutenu par une foi scientiste à l'ardeur désarmante : "le jour est proche où l'ordinateur nous fournira le phénotype de chaque patient et associera ces informations à des détails spécifiques permettant l'usage approprié des agents psychopharmacologiques".
Compte-rendu de Congrès : Bases neurales et troubles de la motivation (Paris - La Pitié Salpêtrière - 6 février 2004) A. A scientific approach to the representations of motivation and emotion in the brain, and their disorders (Edmund Rolls) Le compte-rendu de cette intervention paraîtra dans le prochain numéro de NPTD. B. Bases neurales de la motivation. Implication du cortex orbitofrontal et du striatum ventral (Léon Tremblay) 1. Essentiellement sur des données fonctionnelles, Alexander et coll. ont décrit dès 1986 (1) cinq systèmes d'entrée cortico-striatale, à l'origine de cinq circuits parallèles distincts traitant des fonctions différentes au sein des ganglions de la base (voir figure 1).L'existence d'une telle architecture de type parallèle n'est en fait pas incompatible avec un haut degré de convergence informationnelle entre (et au sein de) ces différents circuits, le caractère parallèle ou convergent des circuits cortico-striato-pallido(nigro)-thalamo-corticaux ayant fait l'objet de nombreux débats.
Compte-rendu de Congrès : Société Française des Neurosciences Toulouse 29 - 31 mai 2001 (suite) Le congrès de la Société Française des Neurosciences, qui s'est tenu à Toulouse du 29 au 31 mai, comportait une session portant sur les polymorphismes de gènes et le comportement : aspects fondamentaux et cliniques. Sur la base des études d'enfants adoptés ou des études de jumeaux, qui ont largement démontré le rôle des facteurs génétiques dans l'étiologie de certains troubles psychiatriques, de nombreuses études se consacrent en effet depuis plusieurs années à la mise en évidence chez l'homme d'une éventuelle association positive entre certains troubles psychiatriques, ou certains traits comportementaux/symptômes cliniques (phénotype), et un (ou plusieurs) gène(s) candidat(s), caractérisé(s) dans de nombreux cas par l'existence de
Compte-rendu de Congrès : Société Française des Neurosciences Toulouse 29 - 31 mai 2001 Le dernier congrès de la Société Française des Neurosciences, qui s'est tenu à Toulouse du 29 au 31 mai, comportait plusieurs sessions pouvant enrichir une réflexion psychiatrique. Nous en rapportons ici quelques-unes concernant la génétique des troubles psychiatriques et le stress. (D'autres questions abordées à ce congrès seront traitées dans le prochain numéro de cette revue). 1. La conférence plénière d'introduction de René Hen portait sur les modèles génétiques d'anxiété et de dépression. Comme nombre de ses collègues, René Hen utilise comme modèle d'étude des souris mutantes transgéniques (souris "knock-out"), invalidées pour un gène précis.
Au congrès de l'Association Américaine de Psychiatrie, Chicago 13-18 mai 2000 1. Introduction C'est dans la capitale de l'Illinois, la capitale du gratte-ciel et du hamburger, au mois de mai, que s'est tenu le 153e congrès annuel de l'American Psychiatric Association (APA). Que retenir de l'édition 2000 de cette institution bien rôdée de la psychiatrie américaine, qui ne trouverait guère d'équivalent en France... si ce n'est le salon de l'agriculture peut-être ? Tous les habitués étaient au rendez-vous : jeunes psychiatres affairés tentant leur chance avec leurs posters "nouvelles recherches", vieux "crooners" de la psychiatrie américaine (comment les appeler autrement ?)
Les déprimés majeurs qui ne répondent que partiellement aux antidépresseurs On sait que l'existence d'une symptomatologie dépressive résiduelle au décours d'un épisode dépressif majeur (EDM) correctement traité par antidépresseurs augmente considérablement les risques de rechutes et de récidives dans les 6 mois suivants. Kennedy et coll. ont cherché à caractériser ces "répondeurs partiels" et ils ont comparé, dans cette indication, les effets de l'adjonction d'une thérapie comportementale (TC) ou de lithium.
Grossesse et thymorégulateurs La prise en charge thérapeutique de femmes souhaitant une maternité et bénéficiant d'un traitement prophylactique par thymorégulateurs repose essentiellement sur une évaluation bénéfice/risque qui doit tenir compte de deux facteurs principaux : le potentiel tératogène du thymorégulateur et le risque sur le foetus d'une décompensation du trouble cyclique de l'humeur. Les données concernant les conséquences sur le foetus d'une décompensation psychiatrique de la mère en cours de grossesse sont rudimentaires.
Phobie sociale La PS est caractérisée par une anxiété cliniquement significative provoquée par l'exposition à un certain type de situations sociales ou de situations de performance, conduisant souvent à un comportement d'évitement. La PS peut être généralisée (PSG) ou non généralisée (PSNG). La PSNG est celle des sujets qui ont peur d'une situation unique de performance aussi bien que ceux qui ont peur de plusieurs (mais pas toutes) situations sociales.
Evaluation du trouble panique La diminution significative de la fréquence des attaques de panique (AP) est le seul critère d'efficacité actuellement retenu par la FDA (Food and Drug Administration) pour les traitements destinés au Trouble Panique (TP). D. Michelson, clinicien hospitalier et chercheur pour le compte de l'industrie pharmaceutique, s'élève contre cette grille de lecture. Les réserves formulées sont d'ordre clinique et méthodologique.
Traitements de la dépendance aux substances psycho-actives Les substances les plus aptes à induire une dépendance sont le tabac, l'alcool, la cocaïne et l'héroïne. Entre 16 % (cocaïne) et 32 % (tabac) des sujets qui entrent en contact avec ces substances vont développer une dépendance. L'impact de ces dépendances est énorme. La mortalité annuelle aux Etats-Unis est de 450 000 pour le tabac et de 100 000 pour l'alcool. L'héroïne et la cocaïne occasionnent une mortalité bien moindre mais induisent une augmentation non négligeable du taux de criminalité.
28th Annual Meeting - Society for Neuroscience 7 - 12 novembre 1998 ; Los Angeles, Etats-Unis Comme chaque année, le Congrès de la Society for Neuroscience permet d'évaluer le nombre de molécules actuellement développées par les industriels et d'apprécier ainsi les nouvelles directions thérapeutiques (s'il en est) prises par les groupes pharmaceutiques dans le traitement des nombreuses pathologies pouvant affecter le système nerveux central. Nous nous limiterons aux troubles psychiatriques que sont l'anxiété/stress, la dépression et la schizophrénie pour lesquels, disons-le d'emblée, aucune nouveauté vraiment marquante - hormis peut-être les effets antidépresseurs d'un antagoniste des récepteurs de la substance P de type NK1 (voir brève correspondante) - n'est à signaler.
Schizophrénie 1. Suicide et schizophrénie : dépression ou démoralisation ? De 10 à 13 % des schizophrènes terminent brutalement leur vie par un suicide, tandis que 20 à 55 % attentent à leurs jours à un moment ou un autre de l'évolution de leur maladie. Le suicide représente sans conteste la première cause de mortalité au cours de la schizophrénie. Plusieurs facteurs de risque ont été identifiés. Certains sont démographiques : le fait d'être jeune, d'être blanc (du moins aux U.S.A...), d'appartenir au sexe masculin, d'être au chômage, célibataire et/ou socialement isolé, d'avoir commencé des études supérieures...
Innovations dans le traitement des troubles bipolaires 1. Les anticomitiaux Depuis que la carbamazépine (Tégrétol) et le valproate de sodium (Dépakine) ont fait la preuve de leurs effets thymorégulateurs, tous les nouveaux anticomitiaux font tour à tour l'objet d'études dans les troubles bipolaires. La lamotrigine (Lamictal) est le premier d'entre eux. Comme la carbamazépine, elle bloque les canaux sodiques voltage-dépendants de la membrane neuronale présynaptique, d'où une réduction de la libération des neurotransmetteurs excitateurs, principalement le glutamate.
Neuroleptiques 1. Une équipe hollandaise (Peter Van Harten et coll., PC Welterhof, Heerlen, XZ 6419, Pays Bas) a essayé de déterminer si la dose totale des neuroleptiques prescrits, la fréquence de leurs interruptions, ou encore la dose totale des anticholinergiques adjoints dans le but de prévenir leurs effets extrapyramidaux sont des facteurs déterminants pour la survenue des dyskinésies tardives et/ou leur gravité. L'étude a été menée sur une cohorte de 133 patients, âgés en moyenne de 51 ans, recrutés dans le seul hôpital psychiatrique d'une région bien limitée, les Antilles néerlandaises.
Neuroleptiques atypiques L'activité des neuroleptiques atypiques est couramment caractérisée de la façon suivante : - une efficacité sur les symptômes psychotiques au moins égale à celle des neuroleptiques classiques - peu d'effets extrapyramidaux, ce qui favorise une meilleure acceptabilité et une meilleure compliance, et in fine peut-être, une meilleure prévention des rechutes - sans doute un moindre risque de dyskinésies tardives
Sismothérapie 1. L'atropine est couramment utilisée en tant qu'antispasmodique au cours des sismothérapies. Ses effets antimuscariniques peuvent-ils contribuer aux troubles de la mémoire dont se plaignent abondamment les patients ayant subi une série d'électrochocs ? Gary Hasey et coll. (McMaster University, Hamilton, Ontario L8N 3K7, Canada) ont étudié la question au moyen d'un protocole rigoureux : prémédication en double aveugle, soit par l'atropine, soit par un placebo ; évaluations répétées, avant le début de la cure, juste après le quatrième électrochoc, puis juste après le dernier ; réévaluations à distance, 1 semaine et un mois plus tard.
Cytokines, stress et dépression (Symposium 15-16 mai 1998 ; Roscoff, France) 1. Introduction Une opinion classique est que les états dépressifs et le stress chronique s'accompagnent d'une immunosuppression attribuée, au moins pour partie, aux effets inhibiteurs qu'exercent les glucocorticoïdes sur les réponses immunitaires. Cependant des études récentes tendent à montrer que les états dépressifs peuvent aussi être associés à une activation immunitaire se manifestant par une augmentation de la synthèse et de la libération de certains médiateurs de l'immunité cellulaire, les cytokines.
Stress, comportement, rythmes biologiques (Symposium EWCBR - Arc 2000, France - 7-14 mars 1998) Une session du E.W.C.B.R. a été consacrée aux influences du stress sur le comportement et les rythmes biologiques. Nous rapportons ici quelques communications, qui, nous a-t-il semblé, peuvent enrichir une réflexion psychiatrique. 1. Le stress prénatal et les effets de l'adoption(S. Maccari et coll., Bordeaux, France) Les rats qui sont nés d'une mère ayant subi un stress pendant la gestation (contrainte, chocs électriques, bruit etc...) présentent à l'âge adulte une série de troubles endocriniens et comportementaux (Maccari et coll., 1995 ; Vallée et coll., 1997 ; Koehl et coll., 1997)
|